Kazan – Iekaterinbourg – Novossibirsk – Irkoutsk: sur la route du Transsibérien

Mercredi 10 juillet, 10h27, après une première nuit dans le train, un sommeil léger et quelques cernes, j’arrive à Kazan. Ici c’est l’effervescence: en effet, j’arrive en pleines Universiades, les JO pour les étudiants en quelques sortes. Beaucoup de monde de plein de nations différentes et pour le coup de très nombreuses infrastructures remises à neuf telles que la gare ou le métro (et son unique ligne). Je vais directement chercher un coffre pour déposer mon gros sac et me balader le corps et l’esprit léger! Je ne reste que la journée et mon train pour Iekaterinbourg passe à 20h08. Donc ne trainons pas!

Direction le kremlin, et je me revois encore tout émerveillé. Je vous laisse admirer.

La seule chose que je puisse regretter (si tant est qu’on puisse regretter quelque chose en ces circonstances!) c’est que la mosquée n’a que quelques années. On est toujours content de voir des monuments très anciens. Cela dit, pendant l’air soviétique, les communistes ont réduit à néant un nombre impressionnant de bâtiments, monuments,.. et depuis une vingtaine d’années, les autorités s’évertuent à reconstruire à l’identique ce qu’il ont détruits autrefois, comme s’ils voulaient effacer un passé sombre de leur mémoire. Toutefois, c’est sympa de voir un changement de culture; on est ici dans la capitale du Tatarstan et les tatars sont un peuple musulman, plein d’éléments nous le rappellent.

Au bout de quelques clichés, mon appareil photo n’a plus de batterie, ça tombe bien il est temps d’aller manger; je trouve un coin pour recharger, me requinque et repart à l’aventure. J’ai vu sur internet un bâtiment qui semble sympa à visiter: le « every religion temple ». J’arrive à peu près à le situer, mais je ne sais pas comment m’y rendre (il est à l’extérieur de la ville), je demande et on m’indique un bus à prendre. Sauf que je suis la ligne sur des kilomètres et pas de temple en vue, je reprends un autre bus dans le sens inverse, je suis, à ce moment là, déjà dans les quartiers à l’écart, à la limite de la campagne. Puis j’aperçois un clocher, je décide de sortir en espérant que cela corresponde à l’objet de ma recherche. S’en suit une petite marche, je suis assez content pare-que ça me montre une autre version de la Russie, ce n’est pas du tout beau tout neuf comme dans Kazan, bien au contraire.

Finalement, je ne trouve pas mon fameux temple (dommage) mais j’arrive aux portes d’un monastère orthodoxe, je franchis le portail et j’aperçois un magnifique jardin fleuri avec de beaux bâtiments, presque personne. Je fais un tour et un homme m’interpelle; Je lui énonce ma phrase désormais fétiche:

ya nyè gavaryou pa rousski

Traduisez « je ne parle pas russe » suivi d’un

ya franntsouz

(je vous laisse deviner la signification!). Il me propose de rentrer dans l’église, me donne un espèce de joli kilt trop petit pour cacher mes jambes et me voilà dans l’église: c’est la première fois que je pénètre dans un lieu de culte orthodoxe, donc je suis très intrigué. Bref, je reste quelques minutes et décide de partir.

Retour au centre, quelques dernières photos et retour à la gare ou j’attendrai mon train en regardant les épreuves d’athlétisme, se déroulant quelques centaines de mètres plus loin, sur le grand écran disposé devant la gare.

N’ayant pas pu trouver de place en 3ème classe, je me retrouve en deuxième classe (c’est juste deux fois plus cher) et seul dans ma « chambre », classe! Il faut savoir que les 2èmes classes sont séparées en chambres fermées avec deux lits superposés tandis que les 3èmes classes sont de réels dortoirs, ouverts sur tout le wagon. Je passe un quart d’heure à demander à l’hôtesse si je vais être seul tout le trajet pour finalement comprendre qu’il y a de forte chance que ce soit le cas. Puis je regarde tomber la nuit en jouant de ukulélé, que j’avais très peu sorti jusque là, et ce pendant des heures. Je me couche paisiblement sur une couchette qui ne m’était pas destiné, mais qu’importe, je suis seul!

Mais ce qui devait arriver arriva, à 3h30 du matin je suis réveillé par un brouhaha pas possible, une famille vient s’installer dans mon compartiment. Je dois déménager sur le lit du dessus, on échange deux trois mots, il me prennent pour un cosaque, puis je me rendors.

Jeudi 11 juillet, 10h25 heure de Moscou, arrivée en gare de Iekaterinbourg. Pour nous, il est désormais 12h25. Je me glisse dans le métro, comme je fais désormais habituellement pour aller chercher une station près du centre. Pour l’astuce, si vous voulez trouver le centre ville en Russie, il suffit de trouver la place, la rue ou l’avenue Lénine, ou encore chercher sa statue! Je fais un tour mais mon backpack est lourd, je me décourage vite et part chercher une zone wifi pour contacter ma nouvelle hôte trouvée sur couchsurfing. J’attends une bonne heure et rencontre Paul, un prof de dance et danseur professionnel qui parle couramment anglais, il a passé 4 mois aux Etats-Unis et il est assez ‘ricain dans sa tête, c’est assez marrant: « yeah man, amazing »! On s’échange les contacts puis je retrouve mon hôte, Olga, qui m’amène chez elle poser mon sac, on repart ensuite en ville faire un tour puis elle se rend à son cours d’actrice tandis que je rejoins Paul, fraichement contacté, pour aller faire un tour. Finalement, Olga nous rejoint 2h plus tard, et on s’en va retrouver une amie à elle qui est véhiculée, pour aller faire un tour de la ville. Paul, quant à lui, est rentré chez lui. Après, un bon tour, quelques arrêts-visites, on décide de rentrer, il est tard et on est crevé!

Vendredi 12 juillet, Olga a demandé à une autre copine de nous véhiculer pour aller voir le site où la famille Romanov, dernière famille royale, a été incendiée: le tsar, sa femme, leurs trois filles et leur fils. C’est devenu un lieu saint pour les orthodoxes, la famille ayant été sanctifiée, et de nombreuses églises ont été édifiées récemment. Très joli coin, paisible, ce qui est assez paradoxal quant on sait ce qu’il s’est passé ici.

Puis retour à domicile, je prépare à Olga et sa copine un des seuls plats « élaboré » que je connaisse et typiquement pas français: le poulet à l’indienne! Je leur aurait volontiers préparé une tartiflette, à la découverte de notre cuisine, mais je n’ai pas trouvé de reblochon, et le temps ne s’y prête guère non plus! Ensuite, une sieste est de rigueur, j’en profite pour poster un message sur couchsurfing, proposant à tous les locaux et voyageurs de venir passer la soirée ensemble. J’ai d’hors et déjà reçu un message de Clement, de Singapour.

A 21h, on se retrouvera finalement avec Olga, Clement, deux locaux, un ami d’Olga et deux copines dont une vit à Tianjin, en Chine, qui n’est autre que la ville où réside mon ami Romain que je dois aller voir en septembre. Les contacts sont pris!

Samedi 13 juillet, après 2-3h de sommeil, je me rend à la gare en compagnie d’Olga, mon train pour Novossibirsk étant à 8h30. Je m’apprête à passer presque 24h dans le train. Mais je suis assez de content de pouvoir découvrir l’atmosphère d’une journée en transsibérien. Je commence néanmoins par finir ma nuit dans ma petit couchette de 3ème classe qui doit mesurer un petit 1m80, juste de quoi permettre aux autres voyageurs d’avoir mes pieds en obstacle dans le couloir! Puis je passe ma journée à regarder le paysage défiler, à « communiquer » avec mes voisins de dortoir, une femme et son gamin de 8ans qui me mettra une belle correction aux échecs (sale gosse!), le tout dans une très bonne ambiance, de partage.

Avec Olga

Avec Olga

Je vous parlerai du transsibérien plus tard, je pense que ça vaut le coup de faire carrément un article dessus, encore faut-il trouver le temps!

Dimanche 14 juillet, 9h42 heure de Novossibirsk, ville que je vais désormais pouvoir découvrir jusqu’au lendemain soir. Ma venue ici est un peu particulière parce-que presque tous ceux qui m’en ont parlé m’ont déconseillé d’y aller! Rien à faire, rien à voir,… C’est exactement pour ça que j’avais envie de voir cette ville créée avec le transsibérien et désormais 3ème ville du pays avec plus d’un million et demi d’habitants. Qu’est-ce que cette ville pouvait avoir de si peu attractif?

Comme toujours, un petit tour de métro pour commencer, je recherche un arrêt ou un lieu un peu central ou Lénine n’est pas loin. Je sors du métro: pas un chat! Je commence à marcher, presque personne dans la rue, à croire que je ne me trouvais pas dans le centre ville. Je me suis fait la réflexion toute la journée. Le lendemain c’était complètement différent, je pense juste que le dimanche tout le monde hiberne ou part s’oxygéner ailleurs! Bref, je trouve un café avec internet; pas de contact couchsurfing finalement cette fois, je trouve donc une auberge de jeunesse à côté de la gare… à côté d’où je suis (le métro n’était pas indispensable cette fois-ci!). Je pars donc prendre un lit, un peu de repos et je pars me balader dans la ville désertée. Au bout de quelques minutes, j’entends du bruit dans un parc, « tiens de la civilisation » m’interloque-je! Effectivement, le lieu abrite une sorte de fête du quartier avec chants et danses folkloriques.

Puis je continue, un autre parc ou on peut entendre un groupe de rock de soixantenaires passés qui font danser des grands-mères sur un rythme endiablé! A part ça, pas grand chose à voir, même la cathédral et l’opéra qui sont les lieux à voir n’ont rien de spécial.  La ville n’est pas très jolie, et le centre… n’existe pas on dirait. Un autre point absolument pas négligeable: la quantité invraisemblable de moucherons! En arrivant, je pensais que n’ayant pas pris de douche avant de prendre le train et ayant transpiré pendant le trajet (il fait chaud en 3ème classe!), je pouvais éventuellement comprendre que ces petits insectes soient intéressés par moi; mais en fait non, il y en partout et pour tout le monde! Quand il fait en plus 32°C, ce n’est vraiment pas agréable.

Enfin pour la défense de la ville, j’ai lu dans un bouquin qu’on m’a offert que la richesse de cette ville était son nombre de théâtres et de musées. De plus, je sais qu’il y a une grande cité des sciences en dehors de la ville qui semble valoir le coup d’œil, je compte donc peut-être y aller le lendemain.

Le soir, je veux manger des sushis! J’ai lu une conversation à ce sujet dans la journée sur un forum internet, j’ai vu pas mal de restaurants asiatique, je veux donc j’irai! Je trouve un coin sympa, la serveuse appelle une collègue qui parle anglais. Il se trouve qu’elle apprend aussi le français et est du coup tout de suite intéressée pour discuter avec ce 2ème français qu’elle rencontre de sa vie. Elle, c’est Kathia, on se donne rendez-vous après son boulot pour aller boire un verre, en attendant petite promenade, bar irlandais avec des gérants qui parlent aussi bien anglais qu’il savent servir des bières, c’est à dire pas terrible! Puis, je retrouve Kathia qui, curieuse de voir à quoi ressemble un bar irlandais, me propose d’y retourner. On passe donc la soirée là-bas et elle me propose de se joindre à elle et un ami le lendemain pour aller « à la mer ». Je m’interroge, elle me dit qu’ils ont la mer au sud de la ville. Je comprends pas trop mais accepte avec plaisir, content d’avoir quelque chose d’original à faire le lendemain dans cette ville pesante! Tant pis pour la cité des sciences!

Le lendemain, direction « la mer ». Je comprends finalement assez vite. Ce qu’elle croit être la mer est en fait un lac assez grand pour qu’on ne puisse pas voir le bord opposé. J’apprendrai plus tard que c’est un lac artificiel construit pendant l’aire soviétique. Cela dit, il y a bel et bien une plage, c’est marrant, on passe une bon après-midi.

Début de soirée, je dois me rendre à la gare pour voir si le fait que mon billet se soit déchiré dans ma sacoche pose problème. Je tombe, comme d’habitude, sur des hôtesses bien désagréables qui pensent qu’en faisant des phrases à chaque fois plus longues, je comprendrai mieux! La dernière m’incite à m’assoir et attendre, je ne sais pas pourquoi. Je pars dans 3h et je n’ai pas récupéré mes affaires. Je demande donc de me laisser retourner à l’hôtel récupérer mon sac. Je me dépêche donc, en profite pour oublier mon ukulélé, que je dois donc retourner chercher et m’en vais reprendre mon attente  là ou je l’avais laissé. Finalement je vais comprendre assez rapidement qu’on me demandait de m’assoir et d’attendre puisque il n’y avait pas de problème avec le billet! Au final, je pars de Novossibirsk à 23h en ayant passé un bon moment mais en ne regrettant pas de partir; j’avais voulu voir, j’ai vu! En route pour 32h de train, soit 2 nuits et une journée pour atteindre Irkoutsk!

Dans le train, mes voisins sont désormais un couple qui semble venir de la campagne entre Irkoutsk et Vladivostok (autant vous dire que je ne sais pas donc),un homme qui vient de l’Altaï, au sud est du lac Baïkal, et une jeune femme qui parle anglais. On passe un bon moment, on me paye à manger, m’offre des cadeaux, bonbons,.. Quant  au train, c’est long, tellement long que le temps semble s’arrêter et on vit au ralenti. Très bonne expérience. Mais j’en parlerai une autre fois comme je vous ai dit.  Les paysages sont magnifiques.

Ainsi, mercredi 17 juillet, 8h, j’arrive à Irkoutsk. Ici, c’est différent, la gare n’est pas proche du centre, c’est un peu le bazard de partout. Des trams circulent, je demande donc quel sens prendre, puis c’est parti, direction un coin avec une zone wifi et une prise de courant pour recharger mon netbook. J’aperçois la statue de Lénine, très bien, je suis dans le centre. Je trouve un Subway, prend un café et commence mon investigation: où vais-je dormir, où suis-je exactement, que faire? Je trouve une auberge de jeunesse dans la même rue, je m’y rend donc, mais plus de chambre. A l’accueil, on me propose de me trouver un autre hôtel et de patienter ici en attendant d’avoir un lit disponible: très sympa l’hôtel Baikaler! 11h, je pars dans mon nouvel hôtel, Irkutsk hostel, où je dépose mon sac et part visiter la ville. Enfin du vrai dépaysement! Beaucoup de maison en bois, tout semble différent et plus tranquille que dans les autres villes russes que j’ai pu voir. Le quartier des marchés et très beau, plein d’épices, de beaux fruits et légumes de toutes les couleurs. Ici, on sent qu’on est à un carrefour de plusieurs cultures et pleins de gens au faciès différents se côtoient. Je vais passer un bon moment au marché chinois à faire un troc de billets de 5euros contre des roubles avec des ruses et des chinois tout amusés. Je vais me promener une bonne partie de l’après-midi, puis le temps se dégrade, j’en ai plein les pattes, donc je rentre à l’hôtel.

DSC01075

Je décide de prendre un thé à la réception-salon-cuisine. La réceptionniste est avec une copine à elle. On passera finalement a soirée ensemble, à manger de sushis et refaire le monde.

Jeudi 18 juillet, le réveil sonne à 7h! Ce matin je me rends à l’ambassade de Mongolie pour faire mon visa. Je prends donc un rapide petit déjeuner et part me perdre pendant 45min. On m’avait pourtant expliqué comment m’y rendre mais ce n’était pas très clair! Cependant, on m’a conseillé de m’y rendre tôt car il y a souvent du monde. J’arrive finalement en avance, personne n’attend. Tant mieux. Finalement un autre gars vient attendre avec moi: un français! On sympathise, on fait nos visas et décide de rester un peu ensemble. Lui compte partir sur l’île d’Olkhon sur le lac Baïkal le lendemain. Je comptais y aller plus tard, finalement je prends donc mon ticket de bus avec lui pour le lendemain 8h. On part ensuite manger un bout et on se donne rendez-vous en fin d’après-midi pour aller boire un coup. Je rentre me reposer dans mon nouvel hôtel où je rencontre un couple de français qui viennent chercher des informations et 3 français qui partent faire du canoë sur le Baïkal. Décidemment! Après un peu de repos, je pars rejoindre mon nouveau compère Jonathan à 18h, en compagnie d’un allemande qui dort aussi à l’hôtel. On passera plusieurs à discuter, ce sont deux voyageurs chevronnés. Puis on rentre se coucher assez tôt, un bus nous attends (ou pas) à 8h le lendemain.

Vendredi 19 juillet, départ en bus, le trajet va être pour le moins riche en péripéties…

Pour vous donner des nouvelles plus fraîches, je suis sur l’île d’Olkhon depuis 5 jours, retour demain à Irkoutsk pour récupérer mon passeport avec j’espère un joli visa mongole. J’ai trouvé une connexion internet pour poster cet article. Mais tout vous sera expliqué au prochain épisode!

6 réponses à “Kazan – Iekaterinbourg – Novossibirsk – Irkoutsk: sur la route du Transsibérien

  1. C’est cool que tu prennes le temps d’écrire et de partager, ton trip donne envie en tous cas. Tu files vite dis donc ! alors bonne route et vivement l’article sur le transsibérien.

  2. C’est chouette ! C’est incroyable tout ce que tu as fait en seulement 1 peu + d’1 mois ! On ne peut pas te voir, mais à te lire on te sent en forme !! Gros bizoux

  3. Whouhou, ton voyage à vraiment l’air super et c’est génial que tu nous fasse partager tout ça ! Les gens que tu rencontre on l’air tellement sympa, ça doit être un autre monde quand tu voyage, une autre atmosphère les gens on l’air tellement généreux… ça me laisse rêveuse devant mon ordi au bureau ! En tout cas, continue d’écrire on est nombreux à te suivre ! Au prochain épisode !
    Bises !

  4. Continu c est très agréable de te lire et de découvrir pleins de nouvelles choses bon voyage à plus bisous

  5. magic internet qui nous permet par blog interposé d’aller à la découverte du monde et de ses habitants : Super blog de Kevin, via l’Asie, super blog de ma fille, qui vit à san Francisco…. Le transsibérien à portée d’écran, c’est le top : Du coup on a envie de survoler le parcours grace à google earth. et de réver à un futur voyage…. Merci Kevin pour le partage.

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