En balade dans la Province du Yunnan

Lundi 25 Novembre, 10h; après 24h de train, me voilà à Kunming, dans la province du Yunnan. J’ai réservé un lit dans une guest house, je m’y rend donc directement. Je ne compte pas trop rester longtemps ici, je prévois d’aller voir plus à l’ouest du Yunnan ce qu’il s’y passe, avant de descendre au Laos. Je commence effectivement à me lasser un peu de la Chine! J’en ai déjà vu beaucoup!

L’objectif de la journée est alors d’aller visiter un peu la ville et surtout de trouver un réparateur pour mon appareil photo qui me joue quelques tours depuis des mois et mon passage dans le désert de Gobi ou des grains de sable s’étaient invités à l’intérieur! Il est donc temps, après avoir fait traîné, d’aller régler le problème… après 2 mois et demi!

Le soir, je rencontre Pierre-Alain, un français en voyage depuis plusieurs mois après avoir fini ses études d’ingénieur à Lyon, et qui s’est arrêté un mois dans le yunnan pour apprendre le chinois intensivement.

Mardi 26 Novembre, je récupère mon appareil photo dans les temps, parfait! Petite balade autour du lac en centre ville avec des milliers d’oiseaux qui tournoient sans cesse le long de la rive pour attraper en plein vol la nourriture que leurs lancent les passants.

Et il ne me reste plus qu’à récupérer un billet de train pour Lijiang, ville classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Je prévois de ne partir que 3 jours, je laisse donc la moitié de mes affaires à ma guest house. A 22h, je suis dans mon train, arrivée prévue à 6h le lendemain.

Mercredi 27 Novembre, 6h30, arrivée à Lijiang avec une multitude de touristes chinois. Je monte dans un taxi collectif qui nous amène jusqu’au centre ville. De là, je m’empresse de trouver un point de vue pour voir le lever du soleil. Et je suis récompensé!

Puis, je rencontre une chinoise qui veut absolument me montrer quelque chose d’immanquable dans la ville selon elle: une roue de 2-3m actionnée par un système hydraulique. J’espérais mieux, mais pourquoi pas!

Je pars ensuite me balader dans la ville, qui se bonde petit à petit de touristes. Toutes les maisons ouvrent leur volets, laissant apparaître à chaque fois une boutique! La ville est certes très jolie, mais c’est surtout encore une fois une usine à touristes!

Heureusement, quelques coins sympas à voir.

Et finalement le plus joli à voir, ce sont les danses des mamies, vêtues de leur costume traditionnel, qui semblent ignorer tout ce petit monde!

A la mi-journée, j’ai vu ce que je voulais voir. C’est très beau certes, mais je suis lassé de cette Chine où tous les endroits magnifiques sont finalement dénaturés au profit du tourisme de masse. Les plus belles villes deviennent de vulgaires marchés où la plupart vendent bracelets, tee shirts, djembés et ukulélés. Et ces chinois consommateurs qui se moquent de voir leur patrimoine partir en fumée. A vrai dire, il ne s’en moquent pas; ils ne le voient même pas. Image d’une Chine qui grandit plus vite que sa conscience! Bref, il fallait que ça doit dit!

Je décide donc de partir sur Dali. Je demande donc à un passant s’il sait où se situe la station de bus. Il parle bien anglais. On échange ainsi quelques mots et il m’invite à me conduire jusqu’à Dali, sa compagne et lui s’y rendant dans l’après-midi. Encore et toujours de la chance au bon moment! J’ai ainsi le temps d’aller manger, d’attendre quelques dizaines de minutes en compagnie de petits marchants de rue avec qui je fais la causette. Puis, comme prévu, mon nouveau chauffeur, un photographe originaire de Shanghai, vient me récupérer. Nous voilà parti.. tranquillement… sans se presser. Au moins, j’ai le temps d’apprécier le paysage. Je pourrais presque même cueillir des fleurs! Tant mieux finalement, ça vaut le coup d’oeil.

Enfin, nous voilà à Dali. J’avais pris en photo avec mon portable l’adresse d’une guest house. J’ai donc un endroit où poser mon sac!

Le soir, petite visite de la ville. Dali est très jolie, bordée par des remparts. Les rues sont touristiques comme à Lijiang, mais cette petite cité garde son charme. D’un côté, celle-ci est bordée par d’imposantes montagnes, et de l’autre côté, un immense lac.

Je rencontre une touriste chinoise alors que je suis assis devant un concert de rue, nous allons boire un coup dans le bar « d’expatriés », avec effectivement bon nombre d’étrangers et deu guitaristes chevronnés qui donnent de leur sur scène!

Il faut savoir qu’il y a un grosse population étrangère ici. J’ai même appris que des français avait créé une communauté au bord du lac. J’ai l’impression que c’est aussi le seul endroit hippie de Chine! C’est la seule fois, dans ce pays, que je vois des chinois avec des dreadlocks! Par ailleurs, bon nombre de musiciens s’installent dans la rue le soir pour proposer des petits concerts.

Jeudi 28 Novembre, je suis réveillé par des voix qui me sont familières. Je prends donc le temps de réaliser que je ne suis pas en train de rêver et me lève. C’est Shachar et Tal, un couple d’israéliens que j’ai rencontré pour la première fois à Oulan Oude, en Russie il y a 4 mois! Je les avais recroisé à Chengdu, un mois auparavant, et voilà que nos chemins se recroisent! On passe donc un bon moment à refaire le monde puis chacun retourne vaquer à ses occupations, les miennes étant se balader dans la ville et aux alentours.

Je me rends voir à quoi ressemblent les trois pagodes que l’on voit partout en photo. Le prix d’entrée ne m’incite pas à aller les voir de plus près, surtout quand on sait qu’elles ont été reconstruites il n’y a pas si longtemps. Heureusement, elles sont assez hautes pour qu’on puisse apprécier leur vue de l’extérieur du parc.

Le soir, c’est « Chanuka’ pour les juifs! Shachar, Tal, mais aussi d’autres israéliens sont présents. La cérémonie est très sympa, chacun y va de sa décoration et on laisse se consumer des bougies.

J’aurais célébré deux cérémonies juives dans ma vie: la première dans une yourte, dans le désert de Gobi, et la deuxième dans une guest house au sud de la Chine!

Lors de la soirée, nous évoquons l’existence d’un temple bouddhiste dans la montagne environnante, où il est enseigné le Kung Fu à qui veut bien l’apprendre. La première fois que j’ai entendu parler de cet endroit, c’était en franchissant la frontière russo-mongole! Laura, l’espagnole avec qui je voyageais à ce moment là, m’avait confié qu’un de ses amis y avait passé un mois, et elle comptait alors s’y rendre.

Justement, Shachar et Tal y vont le lendemain avec une israélienne et un belge. Un ami à eux en revient et leur a raconté la magie de l’endroit.

Quand à moi, mon objectif était de rentrer le lendemain à Kunming, afin de prendre premier bus qui m’emmènerait au Laos. De plus, je n’ai plus beaucoup de temps sur mon visa chinois. Mais j’ai du mal à résister à la tentation! On me propose de partir faire du Kung Fu dans un temple bouddhiste dans la montagne au sud de la Chine, de vivre avec des moines, comment pourrais-je refuser?

Et bien, vous verrez bientôt que je n’ai pas refusé et je n’ai pas eu tord!

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